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10for250 : comprendre l'objectif du programme et le rôle des ONG partenaires

Avec 10for250, femCoders et l'Ambassade des États-Unis au Bénin misent sur un effet multiplicateur : former les volontaires de dix ONG, qui enseignent ensuite les STEM et la robotique à 25 filles chacune. Voici comment fonctionne ce modèle et pourquoi il compte.

femCoders · Cotonou, Bénin · Article 29 sur 30

Comment toucher davantage de filles dans tout le Bénin, au-delà des villes où une organisation est déjà implantée ? C'est la question à laquelle répond l'initiative 10for250 de femCoders. Son nom résume son ambition : dix ONG pour 250 filles. Le principe est simple et puissant : plutôt que de former directement toutes les élèves, femCoders forme les volontaires de dix organisations réparties dans le pays, qui enseignent ensuite les STEM et la robotique aux filles de leur communauté.

Cet article présente l'initiative à partir des documents publiés par femCoders. Il explique son objectif, le modèle de formation en cascade sur lequel elle repose, le rôle des ONG partenaires et les conditions de sa réussite. Les documents publiés par femCoders présentent l'objectif du programme, sans détailler la liste complète des ONG partenaires, le calendrier ni les résultats par bénéficiaire.

Ce que dit femCoders de l'initiative

Selon le catalogue de partenariat 2026 de femCoders, l'initiative 10for250 repose sur un partenariat entre femCoders et l'Ambassade des États-Unis au Bénin. Elle permet à dix ONG à travers le pays d'offrir une formation en STEM et en robotique. L'initiative forme des volontaires afin qu'ils puissent à leur tour enseigner à 25 filles issues des collèges d'enseignement général, les CEG, de leurs communautés. L'objectif affiché est de contribuer à former la prochaine génération d'innovateurs et de personnes capables de résoudre des problèmes.

Le calcul est direct : dix ONG, chacune formant 25 filles, soit 250 filles au total.

Le logo de l'initiative porte la mention « 10FOR250 – femCoders Initiative ». Les documents associent aussi le logo de femCoders à celui d'une fondation portant les initiales OR, que les documents ne détaillent pas.

Pourquoi un modèle en cascade ?

Toucher des territoires éloignés

Une organisation comme femCoders, basée à Cotonou et active à Parakou, ne peut pas être présente partout. Les ONG locales, en revanche, connaissent leur territoire, ont la confiance des familles et des établissements, et peuvent intervenir dans la durée. S'appuyer sur elles permet d'atteindre des communautés que femCoders n'aurait pas pu toucher seule.

Multiplier l'impact

Former dix équipes de volontaires, c'est potentiellement toucher 250 filles lors de la première vague, puis davantage si les ONG poursuivent l'activité avec de nouvelles cohortes. Le coût et l'effort de formation initiale sont ainsi démultipliés.

Ancrer durablement les compétences

Lorsque la formation est dispensée par des acteurs locaux, les compétences restent sur place après la fin du projet. Les volontaires formés peuvent continuer à animer des ateliers, conseiller des établissements, encadrer des clubs.

Créer des modèles proches

Les volontaires des ONG, souvent issus des communautés où ils interviennent, deviennent des modèles accessibles pour les élèves. Voir une personne de son quartier ou de sa ville maîtriser la robotique rend cette discipline plus concrète.

Ce modèle s'inscrit dans la continuité de la démarche de femCoders depuis sa création en 2015 : former des femmes et des jeunes qui transmettent ensuite leurs compétences aux plus jeunes. FIRST Global rapporte par exemple que des participantes du Girls-Focused Robotics Training Programme sont devenues formatrices en robotique dans leur communauté.

Une salle de formation où une vingtaine d'adultes en t-shirts turquoise lèvent la main en souriant, autour de tables couvertes de nappes à motifs et de matériel robotique
Formation des volontaires des ONG partenaires de l'initiative 10for250.

Comment fonctionne l'initiative, étape par étape

Les documents publiés décrivent le principe général. Les étapes ci-dessous en déroulent la logique, telle qu'elle apparaît dans la présentation de femCoders et sur les photos de l'initiative.

1. Identifier les ONG partenaires

Dix ONG sont associées à l'initiative, à travers le pays. Les critères précis de sélection et la liste des organisations n'ont pas été publiés.

2. Former les volontaires

Les volontaires des ONG participent à une formation organisée par femCoders. Les photos publiées montrent des sessions de travail en groupe dans une salle équipée : ordinateurs portables, kits robotiques, supports imprimés, kakémono de l'initiative. On y voit les participants manipuler des robots, programmer sur ordinateur et échanger avec les formateurs.

3. Équiper

Les photos montrent également des remises de matériel robotique aux participants, devant le kakémono de l'initiative. Disposer de matériel est indispensable pour que les volontaires puissent ensuite animer des ateliers pratiques.

4. Enseigner aux filles des CEG

Chaque ONG forme ensuite 25 filles issues des collèges d'enseignement général de sa communauté, en STEM et en robotique.

5. Suivre et évaluer

Un dispositif de ce type gagne à prévoir un suivi des ONG pendant la phase d'enseignement et une évaluation des résultats : nombre de filles formées, assiduité, compétences acquises, intérêt pour les STEM. Les modalités précises retenues par femCoders pour 10for250 n'ont pas été publiées.

Trois personnes en t-shirt turquoise se passent un kit robotique devant le kakémono de l'initiative 10for250
Remise de matériel robotique lors de l'initiative 10for250.

Le rôle des ONG partenaires

Dans un modèle en cascade, les ONG sont bien plus que des relais. Leur rôle est central.

Connaître le terrain

Elles identifient les CEG et les élèves, comprennent les contraintes locales (horaires, transport, obligations familiales) et adaptent l'organisation des séances.

Mobiliser les familles et les établissements

La participation des filles dépend souvent de l'accord des parents et du soutien des chefs d'établissement. Les ONG, présentes dans les communautés, sont bien placées pour expliquer l'intérêt de la formation et lever les réticences.

Animer les séances

Leurs volontaires, formés par femCoders, animent les ateliers de STEM et de robotique auprès des 25 filles.

Assurer la continuité

Une fois formées et équipées, les ONG peuvent poursuivre l'activité au-delà du projet initial, créer des clubs, organiser de nouvelles cohortes et participer à des événements comme des expositions.

Rendre compte

Les ONG partagent les informations nécessaires au suivi : présence, progrès, difficultés rencontrées, besoins.

Ce que les filles peuvent y gagner

Pour les collégiennes concernées, l'initiative représente souvent un premier contact concret avec la robotique et les sciences appliquées. Elles peuvent y découvrir le montage et la programmation de robots, la démarche d'essai et d'erreur, le travail en groupe et la présentation de leurs réalisations. Surtout, elles découvrent qu'elles en sont capables.

Pour des filles vivant loin des grandes villes, où l'offre d'activités scientifiques est souvent limitée, cette occasion peut être déterminante. Elle peut éveiller une curiosité pour les filières scientifiques, susciter de nouvelles ambitions et, pour certaines, ouvrir la voie vers d'autres programmes, clubs ou compétitions.

Les conditions de réussite

Un modèle en cascade présente aussi des risques : perte de qualité entre la formation initiale et l'enseignement aux élèves, manque de matériel, départ des volontaires, difficultés de suivi. Plusieurs conditions aident à les limiter.

  • Une formation initiale solide, pratique et suffisamment longue pour que les volontaires se sentent à l'aise.
  • Des supports pédagogiques clairs, comme des manuels et des fiches de séance, qui garantissent une progression commune.
  • Du matériel suffisant et entretenu dans chaque ONG.
  • Un accompagnement pendant la phase d'enseignement : échanges réguliers, visites, réponses aux questions.
  • Un réseau entre ONG, pour partager les bonnes pratiques et les difficultés.
  • Une évaluation partagée, avec des indicateurs simples et comparables.
  • Une reconnaissance des volontaires et des filles formées : attestations, événements de clôture, visibilité.

Les compétences transmises aux volontaires

Même si le programme détaillé de la formation des volontaires n'a pas été publié, les photos de l'initiative et l'expérience de femCoders dans ses autres programmes permettent d'identifier les grands domaines qu'une telle formation couvre généralement.

La maîtrise du matériel

Les volontaires doivent savoir assembler, allumer, connecter et dépanner les robots qu'ils utiliseront avec les élèves. Dans ses formations, femCoders utilise notamment des robots éducatifs de type mBot, programmables par blocs avec le logiciel mBlock.

Les bases de la programmation

Séquences, boucles, conditions, utilisation des capteurs : les volontaires doivent être à l'aise avec ces notions pour les enseigner. Les photos de la formation montrent d'ailleurs de nombreux ordinateurs portables ouverts sur les tables.

La pédagogie

Enseigner la robotique à des collégiennes demande des savoir-faire spécifiques : organiser le travail en binôme, poser des questions plutôt que donner les réponses, gérer un groupe hétérogène, dédramatiser l'erreur, faire présenter les élèves. C'est souvent la partie la plus importante d'une formation de formateurs.

L'attention portée aux filles

L'initiative étant entièrement destinée aux filles, les volontaires sont amenés à réfléchir aux obstacles qu'elles rencontrent : stéréotypes, manque de confiance, contraintes familiales, horaires. Adapter l'organisation des séances à ces réalités conditionne la participation et l'assiduité.

Le suivi et le compte rendu

Enfin, les volontaires doivent savoir documenter leur activité : présence des élèves, progression, difficultés, besoins en matériel. Ces informations permettent à femCoders et aux partenaires de suivre l'initiative et d'en mesurer les résultats.

Ce que 10for250 dit de l'évolution de femCoders

L'initiative marque une étape dans le développement de femCoders. Pendant plusieurs années, l'initiative a surtout formé directement des élèves, dans des établissements de Cotonou puis de Parakou, et encadré la Team Benin. Avec 10for250, elle se positionne aussi comme un centre de formation et d'accompagnement pour d'autres organisations.

Ce changement de rôle est cohérent avec son histoire. Dès 2015, femCoders se présentait comme une initiative destinée à former des femmes pour qu'elles accompagnent à leur tour les jeunes filles et les enfants dans le numérique. La page LinkedIn de l'initiative indique aussi qu'elle apporte un appui technique aux personnes et associations qui renforcent les capacités des femmes et des enfants. 10for250 donne une forme structurée et ambitieuse à cette vocation d'origine.

Pourquoi c'est important pour les partenaires

Pour un bailleur, une fondation ou une entreprise, un programme comme 10for250 présente plusieurs atouts :

  • une portée géographique plus large qu'un programme centralisé ;
  • un coût par bénéficiaire potentiellement réduit grâce à l'effet multiplicateur ;
  • un renforcement des capacités de la société civile locale ;
  • des résultats mesurables, à condition de prévoir un dispositif de suivi ;
  • une cohérence avec les objectifs de développement durable liés à l'éducation de qualité et à l'égalité entre les sexes.

Le partenariat avec l'Ambassade des États-Unis au Bénin, déjà partenaire du GFRTP, témoigne de la confiance accordée à femCoders pour mener ce type de projet.

Et après ?

Le modèle 10for250 peut servir de base à des extensions : davantage d'ONG, davantage de filles, d'autres régions, des cohortes successives. Les photos de l'initiative montrent aussi que les participants portaient des t-shirts aux couleurs de FIRST Global, signe des liens entre les différentes actions de femCoders, de la formation de base jusqu'à la compétition internationale.

Pour les ONG qui souhaitent s'associer à une future édition, et pour les partenaires qui souhaitent la financer, le plus simple est de prendre contact avec femCoders.

Questions fréquentes

Que signifie 10for250 ?

Dix ONG pour 250 filles : chacune des dix ONG partenaires forme 25 filles de CEG.

Qui finance l'initiative ?

Selon femCoders, l'initiative repose sur un partenariat avec l'Ambassade des États-Unis au Bénin.

Quelles ONG participent ?

La liste complète des ONG partenaires n'apparaît pas dans les documents de présentation consultés.

Mon ONG peut-elle participer ?

Contactez femCoders pour connaître les conditions d'éventuelles prochaines éditions.

Conclusion

L'initiative 10for250 illustre la stratégie de femCoders : démultiplier l'impact en formant des relais. En s'appuyant sur dix ONG réparties dans le pays, formées et équipées pour enseigner les STEM et la robotique à 25 filles chacune, elle vise à toucher 250 collégiennes, y compris dans des communautés éloignées des grandes villes. Pour réussir, un tel modèle demande une formation solide, du matériel, un accompagnement continu et une évaluation partagée.

Découvrez l'initiative sur la page dédiée du site, et contactez femCoders si vous souhaitez vous y associer comme ONG ou comme partenaire financier.